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LE COIN DU VÉTÉRINAIRE La VACCINATION Conseils par le vétérinaire Docteur Tigre
La Vaccination du jeune chienCompte tenu des épidémies si fréquentes en ville, des lourdes pertes qu'elles entraînent et des séquelles irréversibles qu'elles provoquent, il est indispensable d'envisager les moyens de protection contre la maladie de CARRE et l'hépatite contagieuse. Les laboratoires fabriquent des vaccins mixtes protégeant contre les deux maladies + le vaccin contre la gastro-entérite à parvovirus + leptospirose. La première vaccination aura lieu entre 7 et 8 semaines. Le Chiot ayant été vermifugé une dizaine de jours avant. Il est indispensable de ne vacciner que des animaux en bonne santé. Pour cela la température sera contrôlée par le maître matin et soir pendant 48 heures avant l'intervention. Toute température supérieure à 39° fera différer la vaccination. Une vaccination de rappel sera effectuée un mois plus tard. Pour consolider l'immunité, il est indispensable de renouveler la vaccination tous les ans. En général, aucune réaction vaccinale ne se manifeste. Il arrive cependant que 5 à 7 jours après la piqûre le chien présente une discrète élévation de température et un léger abattement. Ces symptômes sont sans importances et signent la prise vaccinale. Si nous sommes bien armés contre la première maladie virale, nous n'avons pas encore de vaccin contre la rhino amygdalite. Notons cependant, que les chiens ayant reçu régulièrement leur rappel contre les deux premières maladies résistent beaucoup mieux aux atteintes du virus de la rhino amygdalite et que s'ils font cette dernière maladie, il est beaucoup plus facile de les en guérir. En conclusion, la vaccination doit devenir une intervention systématique au même titre que la vaccination antipolio ou antivariolique chez le jeune enfant. Suivant la région où vous habitez, il peut être prudent de faire pratiquer le vaccin antirabique. Mais pas avant le 4ème mois. N'oubliez pas de vermifuger votre chiot une fois par mois. Apprenez à votre chiot l'obéissance dès son plus jeune âge. Ne lui laissez jamais ramasser toutes sortes d'objets au sol. PAS TOUCHER ! Cette interjection doit être faite sans aucune brusquerie. Il est bien entendu que vous ne lui jetterez aucune nourriture sur le sol. Il ne comprendrait plus. N'oubliez jamais que votre chien vous observe, ne faites donc pas de faux pas ! Son comportement dans l'avenir dépendra entièrement du vôtre.
Le syndrome dilatation-torsion de l'estomacUne entité qui fait peur à juste titre, encore méconnue quant à ses causes et qui a fait parler et écrire beaucoup de monde. Il faut savoir qu'aujourd'hui l'on sait que la dilatation précède toujours la torsion, torsion qui n'est pas systématique et qui se produit toujours dans le même sens. La cause de la dilatation est encore inconnue précisément, toutes les hypothèses mécaniques ( repas trop copieux, jeu, saut, …) sont obsolètes car la dilatation précède toujours la torsion si elle survient. Le phénomène physico-chimique de la production gazeuse au sein de l'estomac est ignoré et très difficile à étudier ou à reproduire. Ce syndrome atteint essentiellement les grandes races ( pourquoi ? ), après le repas ( quelques minutes à quelques heures ). En général le chien vomit ou essaie de vomir, parfois crie de douleur, devient vite très faible et son abdomen se distend et peut finir par résonner comme un ballon bien gonflé. Il faut intervenir vite en levant la compression par chirurgie ( plusieurs méthodes ) et en pratiquant une réanimation ( perfusion, oxygénation…) . Le risque de mortalité est d'environ 50% et perdure jusqu'à 72 heures après l'intervention, le choc étant des plus importants. La récidive n'est pas rare. Plusieurs méthodes de prophylaxie ont été proposées ( repas fractionnés, type d'alimentation…) sans jamais apporter de résultats plausibles. Surveillez votre chien mais sans paniquer car ce syndrome est grave et présente un caractère d'urgence mais sachez qu'il est quand même peu fréquent.
Les épilletsA l'arrivée des premières chaleurs l'ensemble des graminées mûrissent, leurs épillets sèchent et se détachent pour assurer la reproduction de la plante. Ils sont adhérents afin de disséminer au loin par transport dans le pelage des animaux. Malheureusement ils peuvent pénétrer dans les orifices naturels et même traverser la peau: Dans l'oreille il provoque des plaintes plus ou moins vives de la part de l'animal qui secoue la tête. La douleur ne survient que lorsque l'épillet atteint le " cul-de-sac " du conduit auditif et est donc invisible. L'extraction ne peut se faire qu'avec un otoscope et une pince de Hartmann ( avec narco-analgésie ou non suivant le cas) Dans l'œil on constate une réaction inflammatoire violente avec blépharospasme. L'extraction se fait sous anesthésie locale ou générale. Les conséquences sont le plus souvent bénignes. Entre les doigts on constate la formation d'un abcès plus ou moins important avec une douleur le plus souvent légère. L'extraction est plus ou moins délicate car la recherche du corps étranger peut nécessiter une anesthésie et une incision relativement importante. Dans le nez il provoque des éternuements répétitifs et violents avec parfois épistaxis (saignement). L'extraction oblige à pratiquer une anesthésie profonde pour supprimer tout réflexe d'éternuement afin d'explorer l'ensemble des cornets nasaux. En cas de non intervention il se développera une rhinite chronique, ou l'épillet sera au mieux avalé, ou au pire remontera par le canal lacrymal dans un œil, ce qui est très traumatisant. Dans le fourreau ou les lèvres de la vulve; sous la peau: formation d'abcès plus ou moins volumineux. Se pose le problème de l'urgence qui est lié à la douleur subie par l'animal, et non à un caractère de risque mortel. Chaque cas est à envisager en fonction de la localisation du corps étranger, de l'intensité de la douleur, de la sensibilité du propriétaire Conseils: brosser votre chien régulièrement, éventuellement raser l'intérieur du pavillon des oreilles (ex: le cocker ), contrôler les orifices naturels et les lieux de prédilections de l'implantation des " traoco-sacs ".
La piroplasmoseCette maladie fait peur, il faut la connaître ! Présente dans notre région, elle sévit du mois de septembre au mois de mai, pratiquement absente au cours de nos étés très secs. C'est une maladie parasitaire due à "babésia canis" parasite présent chez certaines tiques et inoculé par la salive anticoagulante des acariens femelles qui sucent le sang de certains mammifères pour se nourrir et assumer leur ponte. Le parasite se multiplie dans les hématies ( globules rouges ), provoquant leur éclatement et raréfaction (anémie) d'où l'émission d'urines plus ou moins sombres par la présence d'hémoglobine ( pigment des globules rouges). La maladie se présente sous trois formes: Suraiguë: hyperthermie, anorexie(refus de manger) abattement soudain et profond, anémie très marquée, urines très sombres( couleur café) Aiguë: hyperthermie, abattement inappétence, urines sombres (couleur thé fort). Chronique: inappétence et abattement plus ou moins marqués, urine apparemment normale. La forme aiguë est la plus fréquente. La maladie est parfois mortelle mais, le plus généralement, elle rétrocède au traitement mais elle n'entraîne aucune immunité sur le long terme.
Chien: Maladies les plus fréquentes.
Des nombreuses maladies qui peuvent
subvenir chez le chien, nous ne décrirons
ici que les plus importantes tout en mentionnant la possibilité de
vaccination. Si quelqu'un remarque
que son chien se comporte de façon anormale, refuse la nourriture ou montre même
des signes clairs d'une maladie
organique, il lui est alors recommandé d'aller d'urgence à la clinique vétérinaire.
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